Aller au contenu

n°22

Τι. Κλαύδιος Δάμαρχος


Transcription : Ti. Claudius Damarchus



Présentation : Ti. Claudius Damarchus est le premier prêtre des empereurs connu à Érésos. Il a porté plusieurs titres différents au cours de sa longue carrière qui s'étend du règne d'Auguste à celui de Claude. Sous le règne d'Auguste, il est simplement « prêtre d'Auguste » (1)a. Sous Tibère, il apparaît sur deux bases de statues : sur celle de l'empereur (2), son titre de prêtre n'apparaît pas, car la fin de l'inscription est perdue, tandis que, sur celle de Germanicus (3), il est simplement [archiereus]. Ce n'est que sous Claude que l'on peut lire la titulature la plus longue, qui associe aux Augustes tous les dieux et toutes les déesses (4, 5). Les différents titres portés par Ti. Claudius Damarchus reflètent sans doute l'évolution du culte impérial à Érésos : la grande-prêtrise n'apparaît que sous le règne de Tibère. En outre, comme dans plusieurs autres cités, une grande-prêtrise de tous les dieux a existé sous Claude. Ti. Claudius Damarchus a obtenu la citoyenneté romaine à la fin de sa vie, sous le règne de Claude. En dehors d'une inscription honorifique qui ne mentionne pas le reste de sa carrière, il n'est connu que par des bases de statues d'empereurs ou de leur famille. Il a dû jouer un rôle dans la fondation de la grande-prêtrise, car il est grand-prêtre à vie. Un même contexte doit expliquer, sous Claude, l'apparition du nouveau sacerdoce et l'accession de Damarchus à la citoyenneté romaine. Malheureusement, ce contexte nous échappe. L'inscription honorifique, la plus tardive (5), est dédicacée par M. Caesius Quartus, dont Damarchus a été le professeur, et qui devait être un Italien installé sur l'île de Lesbos.

Notes : a L'inscription n°1 pourrait être se rapporter à plusieurs empereurs, comme le souligne M. Kajava, mais le titre de « père de tout le genre humain » renvoie le plus souvent à Auguste. Une carrière longue, de 10 au début des années 40 après J.-C., n'a rien d'impossible.


Bibliographie : Labarre 1996 p. 126-127 , Kajava 2002a p. 98-104.